Des moyens pour améliorer la confiance de sa fille

À tous les parents qui ont une fille pré-adolescente.

Personnellement, je trouve plus difficile d’être la mère d’enfants pré-ados que d’être mère d’un bébé.

Quand mes enfants étaient des bébés, leurs besoins étaient plus simples à combler : manger, boire, changer les couches, réconforter; il y avait certes la fatigue, mais l’anxiété était moins étouffante.

Et selon cette étude, je ne serais pas la seule à trouver cette période pleine de défis!

Aider un enfant à bâtir sa confiance, son estime et l’encourager à persévérer est une tâche qui m’apparaît pas mal plus compliquée que de changer une couche!

Avouez que la période de transition entre l’enfance et l’adolescence peut être assez intense pour une fille!

J’ai également écrit un billet rempli de suggestions de lecture sur le magazine Planète F : 6 livres pour inspirer confiance et dépassement de soi.

Le passage d’une fille à l’adolescence

Ma fille de 11 ans ira au secondaire à l’automne 2017 et on sent bien son anxiété à l’idée d’intégrer le secondaire. De l’excitation mélangée à de la peur.

On sait que la confiance en soi se bâtit tout au long de la vie et qu’elle varie selon les événements, mais je constate que la 6année est une période émotive comparée à l’année précédente. Comme je sais que la confiance en soi est fragile pour bon nombre de femmes, j’essaie de transmettre à ma fille des trucs pour que sa fondation soit solide.

Ma propre transition entre l’enfance et l’adolescence

J’ignore si vous vous rappelez comment vous étiez à 10, 11 ou 12 ans, mais ma propre 6année a été ponctuée par de grandes émotions. J’étais anxieuse et effrayée par la fréquentation prochaine du secondaire.

Une de mes plus grandes craintes était de me perdre dans l’immense école, de ne pas trouver mon local (encore aujourd’hui, je n’ai aucun sens de l’orientation), de me faire intimider, de me faire dire que j’étais petite ou de ne pas être capable d’ouvrir mon cadenas.

Je ne crois pas que ce soit très différent aujourd’hui, sauf que maintenant il y a une plus grande sensibilisation des parents face à l’anxiété des enfants et adolescents. Étant moi-même anxieuse, je suis sensible à ce sujet et j’en parle ouvertement.

MAIS! Je me dois de maîtriser ma propre anxiété pour éviter de transposer mes propres craintes à ma fille. L’article du site Web Aider son enfant a justement écrit sur l’impact de l’anxiété parentale sur l’anxiété de l’enfant. Ça vaut la peine de le lire pour se sensibiliser soi-même.

Comment aider concrètement sa pré-ado

Dans cette perspective, comment aider sa fille à avoir une bonne estime d’elle-même, malgré l’anxiété.

1- Parler avec sa fille

Ça semble évident, mais c’est aussi la base. Donner la sécurité affective nécessaire pour encourager la discussion. C’est bon aussi d’avoir un sixième sens pour voir quand notre fille aurait besoin d’un p’tit pep talk! Je lui parle aussi de mes propres expériences et des trucs qu’elle peut utiliser pour changer son discours intérieur.

Les enfants s’ouvrent à nous parfois à des moments qu’on ne choisit pas. J’adorerais que mes enfants répondent à mes questions existentielles à la seconde, mais ils parlent quand ils sentent que c’est le bon moment pour eux. On ne peut pas forcer les révélations, mais on peut préparer le terrain.

2- Créer un tableau des réussites

Un tableau des réussites, c’est comme un babillard où on épingle des preuves de nos réussites.

Pour un enfant, on peut simplement coller un grand carton sur un mur de sa chambre et y accrocher ses plus beaux dessins, ses certificats reçus à l’école, des photos de moments heureux, des mots d’encouragement… Bref, le tableau est une façon de rappeler ses bons coups et comme soutien moral quand la journée a été moins bonne.

On peut même mettre des petits mots écrits par d’autres personnes pour l’encourager dans une période difficile.

Avec ma fille, je glisse des petits mots dans sa boîte à lunch, des mantras pleins « d’empowerment », comme :

  • Crois en toi!
  • Passe une journée pleine de soleil!
  • Regarde les étoiles!
  • Donne le meilleur de toi!
  • Tu es et tu seras une fabuleuse ado!
  • Tu es inspirante!
  • T’es capable!

Ces petits mots font sourire ma fille! Ce sont comme des graines que j’essaie de semer.

3- Faire des sorties de filles

Il m’arrive de dire à ma fille : « Go Girl! On va au resto! » Elle adore ça et comme vous le devinerez, on en profite pour discuter et échanger. L’idéal c’est de commencer avant l’entrée au secondaire pour établir une tradition. Comme ça, rendue en pleine adolescence, elle aura peut-être encore envie de sortir avec sa mère. Je me croise les doigts!

Faire une promenade, voir un film, visiter la bibliothèque ou la librairie, peu importe! L’important, créer des moments privilégiés.

4- Écrire pour mieux comprendre son anxiété et bâtir sa confiance

Apprendre à se connaître est le travail d’une vie, dit-on. Écrire dans un journal intime est parfois un bon moyen pour coucher sur papier son quotidien et ses émotions. Mais, ce ne sont pas toutes les filles qui se sentent à l’aise devant la page blanche, c’est pourquoi je crois que les journaux ou carnets avec des questions déjà inscrites, des tests ou des listes à faire sont parfois de meilleures options.

Je vous propose le journal de Léa Olivier : le journal intime de Catherine Girard-Audet pour les fans de Léa Olivier.

Mais puisque j’avais en tête une idée de journal précis, j’ai créé, avec ma fille, un Journal de confiance en soi!!! Gratuit après inscription à l’infolettre.

Le but du journal est d’identifier ses forces et d’écrire sur sa journée de façon guidée. Aucune obligation d’écrire tous les jours, bien sûr! C’est quand le besoin se fait sentir.

Le journal comprend :

  • un mode d’emploi
  • une page pour écrire sa propre définition de la confiance en soi
  • la liste de ses forces
  • une page quotidienne pour noter émotions et fiertés!

Voici un aperçu :

 

Journal quotidien de confiance en soi pour les filles

J’ai aussi donné à ma fille le livre Attention : estime de soi en construction de Stéphanie Deslauriers. On y explique l’estime de soi et ses différentes composantes. Il y a aussi quelques questionnaires pour aider le jeune à prendre conscience de sa propre estime. Vraiment très bien!

5- Prendre des risques pour se bâtir

C’est pas facile, parce qu’on voudrait préserver sa fille des menaces extérieures, mais encourager sa fille à sortir de sa zone de confiance et à prendre des risques, c’est aussi lui montrer qu’on a confiance en elle et en ses capacités.

Même si on a des doutes, c’est bien de foncer. Peut-être qu’elle échouera et peut-être bien que non. C’est cliché, mais on apprend beaucoup dans l’adversité. C’est vous qui savez quand il faut pousser plus.

6- Lire pour se construire

Lire est une merveilleuse façon de s’inspirer! Il y a plusieurs livres sur des femmes inspirantes qui méritent d’être proposés aux filles. Je vous suggère En avant les filles, qui propose des portraits de femmes exceptionnelles.

Les romans de type journal sont aussi d’excellents choix, comme Le Journal d’Aurélie Laflamme ou La vie compliquée de Marilou Bernier.

J’ai également écrit un billet rempli de suggestions de lecture sur Planète F : 6 livres pour inspirer confiance et dépassement de soi.

Pour résumer tout ça, la confiance en soi varie au fil du temps, mais une bonne base, ça permet de voir grand! Faisons de notre mieux pour soutenir nos superbes filles!

– Josée

Journal de confiance en soi gratuit avec inscription à l'infolettre

 

Et vous, quels sont vos trucs de parents pour aider votre fille à avoir un peu plus confiance en elle?