Les Prix littéraires du Gouverneur Général 2016

Le 30 novembre dernier s’est déroulée la rencontre des gagnants des Prix du Gouverneur général 2016 avec le public. J’ai donc profité de l’occasion pour me rendre au Conseil des arts du Canada, rencontrer les lauréats et surtout les écouter lire des extraits de leur oeuvre.

Le directeur du Conseil des arts, M. Simon Brault, animait la rencontre. Pour cette édition, 1 400 livres ont été soumis au jury. Voici premièrement les gagnants de 2016 et ensuite, je vous révèle mon coup de coeur de cette rencontre.

Gagnants Prix du Gouverneur Général 2016

Caégorie Littérature jeunesse – texte
François Gilbert pour Hare Krishna (Leméac Éditeur)

Catégorie Littérature jeunesse – livre illustré
Stéphanie Lapointe et Rogé pour Grand-père et la lune (Les Éditions Quai No 5)

Caégorie Romans et nouvelles
Dominique Forget pour Au péril de la mer (Les Éditions Alto)

Catégorie Traduction (traduction de Clearing the Plains de James Daschuk)
Catherine Ego pour La destruction des Indiens des Plaines : maladies, famines organisées, disparition du mode de vie autochtone (Les Presses de l’Université Laval)

Catégorie Essais
Roland Viau pour Amerindia : essais d’ethnohistoire autochtone (Les Presses de l’Université de Montréal)

Catégorie Poésie
Normand de Bellefeuille pour Le poème est une maison de bord de mer (Les Éditions du Noroît)

Catégorie Théâtre
Wajdi Mouawad pour Inflammation du verbe vivre (Leméac Éditeur / Actes Sud)

Normand de Bellefeuille, Wajdi Mouawad et François étaient absents. D’autres personnes ont donc été mandatées pour lire des extraits de leurs livres.

Coup de coeur pour Grand-père et la lune, écrit par Stéphanie Lapointe, illustré par Rogé

Mon véritable coup de coeur a été pour le livre jeunesse Grand-père et la lune.

Inspirée de son passage à Star Académie, Stéphanie Lapointe a souhaité écrire une sorte de métaphore sur ce qu’elle a vécu. L’histoire raconte donc le parcours d’une petite fille qui s’inscrit au concours de qui ira sur la lune. On suit son parcours, du bruit fracassant du départ jusqu’à la solitude qui règne dans l’espace, seule au-dessus du monde. Le grand-père, étranger à tout ce tapage autour du concours, conseille sa petite-fille d’aller au moins se chercher un diplôme. Le grand-père de Stéphanie lui avait réellement dit d’aller se chercher un diplôme lorsqu’elle avait été sélectionnée pour Star Académie.

Ensuite, l’illustrateur Rogé nous a raconté, de manière très sincère, comment son style artistique avait évolué depuis les dernières années. En 2010, il s’est exilé aux Îles-de-la-Madeleine. Il avait alors perdu le goût de dessiner. Sa passion s’était cachée. Il a refusé les contrats pendant un bout de temps, il s’est mis en mode contemplatif et dans son atelier des Îles, il essayait de créer. Il a reçu à un certain moment le texte de Stéphanie Lapointe et il a été touché par sa narration. On voit dans ce livre primé tout son talent d’illustrateur. Il a su imager le texte sensible de Stéphanie Lapointe et transmettre la solitude et le grand vide de la petite fille perdue dans l’espace noir.

Grand-père et la lune est un album à lire en famille, un album pour nous faire réfléchir sur notre empressement à réussir trop rapidement ce que l’on entreprend.

Exposition pour souligner les 80 ans des Prix littéraires du Gouverneur général

J’ai aussi profité de ma visite au Conseil des Arts pour visiter l’exposition mettant en vedette les lauréats des 80 dernières années. L’exposition Personnages – Lieux – Objets se déroule jusqu’au 24 février 2017.

dédicace du livre Grand-père et la lune
Dédicace et dessin de Rogé tout en haut et en bas dédicace de Stéphanie Lapointe. Crédit photo Josée Tardif