Les parents et le parcours scolaire de leur enfant : trop ou pas assez

Le cahier Éducation du journal Le Devoir d’aujourd’hui (10 octobre 2015) est vraiment un baume sur mon cœur en même temps qu’une claque. Un baume, car nous ne sommes pas seuls. Ça je le savais, mais au quotidien, on se sent souvent impuissant et seul, car personne ne veut t’entendre déblatérer sur les difficultés de ton fils (à part tes très très bons amis).

Une claque aussi, car le Québec est vraiment en train de saboter les chances de réussites de ses enfants!

Dans ce cahier, on y parle de TDAH, de dyslexie, d’anxiété, de dyspraxie et j’en passe. Toutes des choses avec lesquelles nous devons composer ma famille et moi. Le TDAH est souvent le premier trouble que l’on diagnostique, c’est la pointe de l’iceberg. Il faut souvent creuser pour mieux comprendre pourquoi ton enfant fait ceci ou cela. Le travail d’équipe entre les parents et l’école est alors essentiel pour y parvenir (entre autres choses!).

Un des articles intitulé Les parents doivent s’investir aborde, comme son titre le souligne, l’investissement des parents dans le parcours de leur enfant. Le grand questionnement que je me pose souvent est : sommes-nous trop présents dans le cheminement de notre fils, est-ce que l’école est tannée de nos questions? En y réfléchissant, je ne crois pas. Je ne sais pas si nous sommes particulièrement chanceux, mais les profs, la direction, l’orthopédagogue nous ont toujours appuyés et ils ont répondus à nos questions au meilleur de leurs connaissances. Une des enseignantes que mon fils a eu la première fois qu’il a fait sa 1ere année nous appelait le soir pour nous dire que petit bonhomme en arrachait, qu’elle s’inquiétait pour lui, que quelque chose clochait (elle a pas mal de millage sous le capot). Elle nous encourageait à pousser fort pour des services, à obtenir des diagnostics et à ne pas hésiter à défoncer des portes. Elle avait raison, petit bonhomme fonctionne très différemment des autres et apprend à sa façon (comme bien d’autres). Chaque fois que j’hésite à savoir si je devrais intervenir et questionner l’école, je pense à cette prof.

Chaque jour apporte ses joies et aussi ses défis. Chaque jour, je me demande si mon fils reviendra avec une note dans l’agenda, s’il reviendra en nous disant que sa journée s’est mal passée ou s’il nous dira qu’il ne veut plus aller à l’école. C’est souvent le même pattern : ça va bien quelques jours et ensuite ça dérape. Croyez-moi, quand ça va bien, nous sommes tous très heureux et on célèbre, on félicite!

Parce que ces troubles ne sont pas visibles à l’œil nu et parce que ce n’est pas écrit sur ton front, c’est souvent difficile à comprendre pour les autres. Mais toutes ces difficultés le rendront plus fort, plus résilient. Les obstacles pour lui seront toujours surmontables, car il aura appris à y faire face. Mais pour ça, il faut être des parents tenaces.