Manger mou quand on est dyspraxique

Petit bonhomme, 7 ans, préfère manger mou et de préférence du mou uniforme. Lien avec la dyspraxie? Fort probablement. Il aime les patates en purée, le macaroni au fromage (maison), les smoothies, les tortellinis, les spaghettis (et autres pâtes), les compotes, les muffins aux bananes, les quesadillas (maïs et fromage et tortillas de blé) et le poisson.

Il adore les céréales, ses préférées sont les bouchées aux fraises (Kellogs). Il aime les fruits : pommes, poires, fraises, bananes, pêches congelées (ironique en effet) et les raisins. Son légume préféré : le concombre. De plus, les différents aliments dans l’assiette ne doivent préférablement pas se toucher et il n’aime pas la viande. Est-ce une simple lubie? Fait-il le difficile? Peut-être. D’après mes découvertes, d’autres enfants dyspraxiques ne mangent pas de viande et font apparemment les « difficiles ». Plus je me documente sur le sujet et plus je discute avec d’autres parents, plus je me rends compte que petit bonhomme n’est pas le seul à rejeter la viande et certaines textures.

Bref, il a toutes les apparences d’un végétarien ou presque! Le pédiatre nous a affirmé qu’une diète végétarienne est tout à fait appropriée pour un enfant. Bien sûr! On doit donc s’assurer de lui faire avaler dans la joie (si possible!) des nutriments et tous les subterfuges sont permis. Les smoothies viennent à la rescousse, car on peut facilement y ajouter du kéfir, du yogourt grec, des graines de chanvre ou de chia, du beurre d’amandes et même des épinards (pas trop quand même pour ne pas altérer la couleur)… En plus, les smoothies, on peut les verser dans des contenants à popsicles et à ce moment l’excitation est à son comble. Les muffins peuvent également servir à cacher certains ingrédients et différentes farines. Une béchamel avec épinards pulvérisés est également très intéressante à ajouter à des pâtes. Bref, il faut être futé et développer sa créativité culinaire. Les parents le savent.

Je crois aussi grandement au fait que l’alimentation est directement lié à notre humeur et c’est pourquoi on s’efforce de manger sainement le plus souvent possible et ce, dans la gaieté et sans culpabilité. Manger un bon gâteau rend aussi de bonne humeur!

J’essaie aussi de suivre ces quelques principes (la majorité du temps), lors des achats :

  • Éviter les colorants artificiels. Comme l’indique cet article : « Si les colorants alimentaires ne causent pas le TDAH comme tel, ils pourraient néanmoins en accentuer les symptômes » (http://www.extenso.org/article/les-colorants-alimentaires-causent-l-hyperactivite/). Il est quand même assez difficile d’éliminer systématiquement ces additifs, mais les réduire est faisable.
  • Éliminer les substituts de sucre comme l’aspartame et ses autres amis du même genre. (Personnellement, je n’achète pas de produits renfermant ces substituts).
  • Éliminer le glutamate monosodique. Toutefois, selon cette source, le GMS ne serait pas dangereux pour la santé sauf pour les gens hypersensibles à ce rehausseur de saveur. De toute façon, je n’achète pratiquement aucun aliment transformé ayant cet ingrédient.
  • Favoriser les aliments non transformés. Et oui! Quand on aime cuisiner c’est plus facile. Lire les ingrédients des produits permet de voir rapidement si l’aliment est peu ou pas transformé.
J'aime pas ça! J'en veux encore!
Éditions La Presse

Je vous suggère de consulter le tout nouveau livre portant sur l’alimentation des enfants, intitulé J’aime pas ça! J’en veux encore! : Astuces et solutions pour des comportements alimentaires sains. Un livre bien fait rempli de trucs et qui déculpabilise les parents!