Êtes-vous prêts pour la rentrée?!

Oui et non. J’ai hâte que les enfants retournent, parce qu’avoir les enfants à la maison tout l’été, ce n’est pas de la tarte. C’est exigeant, surtout quand tu n’as aucune fibre de GO en toi! Septembre, dans ma tête, ça sonne vacances. Du temps pour travailler sans avoir à stresser sur le fait que les enfants doivent sortir régulièrement dehors.

La fameuse rentrée scolaire suscite toujours de nouvelles résolutions. C’est presque comme le jour de l’an où l’on se dit qu’on va se prendre en main, que les enfants auront des lunchs santé, qu’ils se coucheront tôt, que notre système de collants motivera nos rejetons, que les matins seront sereins, etc. Mais ce qu’on espère vraiment, c’est qu’ils aimeront leur prof, qu’ils auront des amis, qu’ils apprendront, qu’ils ne feront pas l’objet de moqueries et surtout qu’ils recevront les services adaptés auxquels ils ont droit, comme en fait foi l’article 96.14 de la Loi sur l’instruction publique :

96.14 Le directeur de l’école, avec l’aide des parents d’un élève handicapé ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage, du personnel qui dispense des services à cet élève et de l’élève lui-même, à moins qu’il en soit incapable, établit un plan d’intervention adapté aux besoins de l’élève…

Parce qu’on le sait, si votre école a trop d’élèves en difficulté, les services risquent de ne pas pouvoir combler tous les besoins. Chaque année, c’est comme une boîte à surprises, on ne sait pas trop si les services y seront ou si vous serez agréablement surpris!

Malgré tout, oui! Je suis prête à faire valoir les besoins de mes enfants, à collaborer avec les profs et la direction et j’espère que l’année sera pleine d’apprentissages.

L’autre question importante maintenant, serez-vous prêts à temps pour Noël?

Bonne rentrée!

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Colloque pour parents sur les troubles d’apprentissage

L’Institut des troubles d’apprentissage tiendra son 4e colloque pour parents le 5 novembre 2016, à Montréal. Il s’agit d’une journée complète de conférences sur différents défis d’apprentissage. Les conférences portent entre autres sur  la dyspraxie, la dyslexie, le TDAH, l’anxiété, le TSA, les difficultés de comportement, les technologies, etc. Il y a également un salon des exposants où des éditeurs et autres fournisseurs de technologie adaptée présentent leurs trucs. Consultez le Programme 2016 pour voir la liste des présentations.

J’ai participé à ce colloque il y a deux ans et j’avais beaucoup apprécié. J’aurais aimé me dédoubler pour pouvoir assister à davantage de présentations. J’avais aussi pu échanger avec plusieurs parents qui vivaient les mêmes défis.

C’est parfois très déconcertant par contre de voir toutes les choses qui peuvent être faites pour aider les enfants en difficulté d’apprentissage, mais qui malheureusement, ne sont pas possibles à réaliser dans nos écoles québécoises, faute de ressources, comme en témoigne l’article dans Le Devoir Les parents à rude école. Le parent doit se battre jour après jour pour avoir des services et ça, c’est si le parent n’est pas déjà à bout de souffle et prêt à jeter l’éponge.

Ce colloque est donc l’occasion pour plusieurs de comprendre, d’échanger et de garder espoir.

Quoi accomplir avant de mourir

Vidéo de Souffler sur les braises d’Alexandre Poulin. On ne se lasse pas de la beauté du texte!

Le livre Before I Die

Ma fille m’a fait découvrir Alexandre Poulin cette année. En fait, c’est sa prof qui a élaboré un projet extraordinaire pour sa classe inspiré de cette vidéo (Alexandre Poulin s’est inspiré du mouvement Before I Die). Le mouvement Before I Die c’est d’abord une artiste qui a décidé d’installer un grand tableau noir dans sa ville et de laisser les gens écrire ce qu’ils voudraient faire avant de mourir. Ce mouvement a pris de l’ampleur et des tableaux noirs ont été installés dans de nombreuses villes à travers le monde.

À la manière de la vidéo de la chanson Souffler sur les braises, cette géniale prof a filmé les élèves de sa classe et leur a demandé d’inscrire sur un carton ce qu’ils rêvaient de faire avant de s’éteindre… Le résultat est très émouvant pour nous parents!

Il y a des profs comme elle qui marquent à jamais l’imaginaire de nos enfants! Merci!

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Mission possible pour enrichir le vocabulaire des enfants dyslexiques

On le sait, bien lire permet d’enrichir son vocabulaire, d’articuler sa pensée, de résoudre des problèmes et certainement de mieux réussir à l’école. Mais qu’en est-il pour les dyslexiques? Comment peuvent-ils bâtir un vocabulaire riche s’ils lisent moins et moins vite que leurs camarades de classe?

Le Yale Centre for Dyslexics & Creativity nous donne quelques trucs pour aider les enfants dyslexiques à développer cet aspect dans l’article How Can Parents Build a Word-Rich Life for Dyslexics.

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Lire à voix haute

« Listening to books read aloud allows students to have access to stories that are out of their reading range but within their comprehension zone. »

Pour la lecture à voix haute, il est recommandé de choisir un livre que votre enfant ne pourrait pas lire par lui-même, un livre au-dessus de son niveau actuel, mais qui sera compris par lui. La lecture à voix haute permet à l’enfant d’avoir accès à un texte plus complexe qui lui permettra d’enrichir son vocabulaire, de comprendre les sons que font certaines combinaisons, d’accéder au sens et d’imaginer l’histoire dans sa tête. Les enfants ont aussi plus tendance à poser des questions quand on leur lit des histoires. En questionnant, ils comprennent mieux!

Il ne s’agit pas ici de faire de la lecture en alternance avec son enfant puisque le livre choisi doit être au-dessus de son niveau de lecture actuel. La lecture en alternance est idéale lorsque le livre est adapté au niveau de l’enfant.

Preuve à l’appui. J’ai lu à mon fils le livre Le secret des dragons de Dominique Demers. Ce livre n’était vraiment pas de son niveau, mais l’histoire se prêtait très bien à la lecture à voix haute. Il a adoré se faire raconter l’histoire et nous avons pu beaucoup échanger. Il est important de choisir des livres avec des thématiques qui passionnent votre enfant. Pirates, sirènes, dragons, aventure, science-fiction, peu importe, pourvu que la lecture soit vivante!

 

Inclure l’enfant dans les discussions entre adultes

Les enfants dyslexiques bénéficient grandement des discussions entre adultes. On peut notamment leur demander leur opinion sur un sujet et les inclure dans la conversation. Ces échanges augmentent leurs connaissances et leur vocabulaire tout en développant leur pensée critique et leur logique. On peut aussi demander à l’enfant de raconter quelque chose. Relater un événement leur permet de trouver le vocabulaire adapté et d’ordonner leurs idées.

Enrichir son vocabulaire

Apprendre les mots de vocabulaire fournis par le professeur est très souvent ardu pour les dyslexiques. Les mots listés, s’ils ne sont pas mis en contexte, sont vides de sens. Illustrer les mots aiderait les dyslexiques à retenir plus facilement les mots.

« Vocabulary instruction is best when it involves having students draw a symbolic or realistic representation of the word. It requires them to make meaning from a word in a way that memorization of a definition does not. « 

J’ai déjà rédigé un billet à ce sujet : Apprendre des mots de vocabulaire : quelques trucs pour la maison. C’est effectivement vrai que le dessin favorise la mémorisation en plus d’être ludique!

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Le contexte est roi

Pour comprendre les mots, il faut du contexte, le contexte donne du sens à ce qu’on lit. J’ai souvent entendu mon fils lire des textes où il tentait de deviner la fin de certains mots. Il devinait très souvent de façon juste, car le contexte de l’histoire lui avait donné la clef.

Bref, un enfant dyslexique lit en général moins, mais heureusement, il existe des moyens pour l’aider à développer son bagage de connaissances.

Les vainqueurs abandonnent eux aussi

« Il ne faut jamais abandonner quoiqu’il arrive! »

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Plusieurs personnes scandent ce grand principe haut et fort pensant que c’est l’ultime voie du succès. Cette expression peut faire très mal aux personnes qui abandonnent justement. Je crois plutôt qu’il faut savoir abandonner à certains moments. Abandonner quand on a été au bout de ce qu’on pouvait donner, au bout de ce qu’on a rêvé.

Abandonner peut être aussi la seule voie possible et cet abandon sera alors synonyme de renouveau.

J’ai abandonné ma job bien payée.

J’ai abandonné le rêve d’un enfant qui n’a pas de trouble d’apprentissage.

J’ai abandonné l’idée très séduisante de la superwoman.

J’ai abandonné des amitiés.

J’ai abandonné la vie en ville (pour le moment).

J’ai abandonné l’utopie d’une maison propre en tout temps.

J’ai abandonné un paquet de choses dans ma vie, mais qui m’ont permis d’avancer.

Les gens qui abandonnent savent ce qu’ils font. Quand un projet jadis caressé ne résonne plus en nous, vaut mieux laisser tomber pour un moment, ou pour toujours, qui sait?

Il faut choisir ses batailles et miser sur celles qui comptent vraiment à nos yeux. C’est à cet instant que nous sommes des vainqueurs.

Pourquoi lire

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Pourquoi je lis. Parce que lire c’est magique. Parce que j’aime vivre par procuration. Parce que quand je lis, je vis avec les personnages, je m’endors en pensant à eux et je me réveille en me demandant ce qu’ils leur arriveront.

Je lis pour comprendre. Comprendre l’humain, la différence, l’indicible, l’incompréhensible.

Je lis pour m’évader, pour découvrir et pour rêver.

Je lis pour me construire. Car à chaque livre lu, je ne suis plus tout à fait la même.

Je lis pour oublier. Pour oublier le temps qui passe vite.

Je lis pour voir Paris, Rome, New York ou l’Abitibi.

Je lis pour me transporter au Moyen-Âge, dans l’espace ou dans des mondes inexplorés.

Je lis pour écrire.

Je lis parce que lire m’est nécessaire comme l’air l’est pour respirer.

Je lis parce que…

 

Le temps de lire, comme le temps d’aimer, dilatent le temps de vivre.
Daniel Pennac

Comment peut-on savoir si les enfants sont plus anxieux qu’autrefois?

On aime penser que les enfants étaient moins anxieux jadis. Qu’ils n’étaient pas soumis à la dictature de la performance. Je me demande si les enfants étaient vraiment si insouciants. Josée Blanchette a récemment écrit un article dans Le Devoir, Chiller en mai. Elle y parle d’anxiété de performance chez les enfants d’aujourd’hui. Voici un extrait :

« La psychologue souligne à quel point cette performance inc. a contaminé l’enfance insouciante de jadis. Elle soutient que nous prêtons aux enfants des comportements adultes qu’ils ne peuvent endosser. Cela s’appelle du mégamorphisme : nous les rendons grands trop tôt. Nous leur infligeons une notion de réussite en tout, particulièrement préjudiciable, sans compter leurs horaires de p.d.g. affairés. »

J’ignore de quelle époque elle parle en évoquant : « …l’enfance insouciante de jadis. », mais parlons de mon enfance dans les années 80.

Enfance des années 80
Les années 80, c’était l’époque des enfants à la clef dans le cou et des parents qui divorcent. Je n’ai rien vécu de tout cela. Ma mère était toujours présente et nous avions tout ce qu’il nous fallait. Malgré tout, je ne me souviens pas de mon enfance comme d’une enfance insouciante où je jouais sans penser au lendemain. J’étais anxieuse, je me préoccupais du futur comme du passé. Je n’aimais pas l’école. J’angoissais le dimanche et le vendredi était un soulagement. En classe, je me taisais quand je ne comprenais pas. J’avais peur des professeurs. L’une d’entre elles m’avait hurlé à la tête des notions de math que je n’ai jamais oubliées depuis. J’avais peur d’échouer. Ce n’est donc pas au primaire que j’ai appris à aimer l’école, c’est venu plus tard, grâce à certains profs qui m’ont fait réfléchir et qui ne m’ont pas simplement prise pour une cruche à remplir.

Ah la nostalgie!
Au risque de briser votre douce nostalgie du passé, je crois qu’on a tendance à idéaliser un peu trop l’enfance d’autrefois. Je ne crois pas que c’était mieux avant ni pire. C’était différent, les enfants étaient le reflet des valeurs de l’époque. Est-ce qu’il y plus de détresse et d’anxiété chez les enfants d’aujourd’hui, peut-être, mais jadis, il y en avait aussi, c’est juste qu’on le cachait, on n’en parlait pas. Les problèmes mentaux étaient très tabous. Les suivis psychologiques très minimaux. On parlait peu, on cachait beaucoup. Pas beaucoup de parents auraient envoyé leur enfant chez le psy, ç’aurait été un aveu d’échec.

Mais maintenant, l’anxiété, on en parle et c’est tant mieux. Je crois que les enfants d’aujourd’hui sont très chanceux, car ils grandissent dans un monde où la santé mentale est importante. Mais serais-je en train d’idéaliser notre époque? Probablement, mais j’aime mieux idéaliser notre époque que de dire que dans mon temps c’était donc ben mieux!

Lettre à ses élèves
J’ai adoré la lettre de la professeure au collégial Karine Valentino dans Le DevoirLettre à mes étudiants: «Vous êtes ma source d’énergie!»

Elle enseigne la littérature et malgré le fait que cette matière doit en rebuter plus d’un, Karine Valentino aime ses étudiants : « … je vous regarde aller, avec votre façon de vivre et de vous exprimer, si libres, si authentiques, quand je vous vois sensibles et altruistes, curieux et ouverts d’esprit, vous me rassurez sur l’avenir et me réconciliez avec le temps qui passe. »

J’ai trouvé que c’était vraiment rafraîchissant d’entendre une prof de cégep parler en des termes positifs de la jeunesse d’aujourd’hui.

Je ne suis pas capable de porter des maillots de bain une pièce

Ou plutôt, je ne suis plus capable de porter des maillots de bain une pièce depuis un sacré bout de temps. Depuis au moins 10 ans. Depuis que j’ai eu mes enfants, je ne porte que des deux pièces.

J’aurais aimer porter des deux pièces dans ma jeune vingtaine, mais j’étais trop pognée et stressée de ce que les autres auraient pu penser. Il aura fallu la transformation du corps pour y arriver. Pourquoi se priver du plaisir de se baigner et de sentir le soleil sur sa peau? Hein pourquoi? Est-ce que les hommes se couvrent tout le corps pour aller se baigner? Se couvrent-ils d’une serviette pour cacher je ne sais quoi? Certainement pas.

Allez-y les femmes, montrez-vous!! Soyez fières de vous!!

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Quelques lectures récentes

Vie et mort du couple : du dating au divorce de Geneviève Pettersen alias Madame Chose
C’est un guide qui offre des conseils en matière de relations amoureuses. Drôle et sans prétention.

Six degrés de liberté de Nicolas Dickner
Gagnant du Prix du Gouverneur général 2015. Une histoire tout à fait singulière sur des conteneurs. Lisa transforme un conteneur en milieu habitable : tout est calculé, les vivres, l’eau, les livres, le confort et un système technologique pour hacker tous les ports du monde. Le conteneur habitable qui parcourt un monde sans frontières.

Naufrage de Biz
Lorsque j’ai commencé ce livre, j’étais curieuse de lire du Biz. Je n’avais pas lu ou entendu de critique de ce livre et j’ignorais de quoi il s’agissait et certainement pas que c’était l’histoire d’un père qui oublie son enfant dans son auto par une chaude journée. Mais c’est plus que ça. C’est comment le travail peut nous accaparer l’esprit jusqu’au point de non retour. Récit troublant, difficile à lire. Biz réussit à nous faire ressentir toute la douleur du père. J’ai versé des larmes.

« En me désignant comme l’assassin de notre enfant, ma femme m’a refusé le droit de     souffrir de sa perte. »

« Pour ma part, je bois. C’est la seule façon d’ougourdir la douleur. J’ai fait le plein de cette excellente vodka à l’eau d’esker. »

André le Gérant de Max Brown
Une très bonne BD sur la vie du géant Ferré. Il était adulé par plusieurs à l’époque et l’on peut voir qu’être né dans un corps aussi immense apportait aussi son lot de solitude.

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